14 mai 2012
Les carnets de Gaston Chapuis (91)
Beaucoup de drapeaux algériens, le 6 mai au soir, place de la Bastille, pour fêter l'élection de François Hollande.
La-Fran-ce-aux-é-tran-gers ! La-Fran-ce-aux-é-tran-gers ! La-Fran-ce-aux-é-tran-gers !
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Lu sur internet :
« Le programme du PS est enfin disponible :
« نور اگر رفت سايه پيدا نيست نقش ديوار و Hollande François نور اگر رفت سايه
پيدا نيست نقش ديوار و چشم خيره ما نقش سايه دگر نمي دان نور اگر رفت سايه. ر
رفت ساپيدا نيست نقش ديوار و چشم خيره ما نقش سايه دگر نمي دان نور اگر رفت
سايه پيدا نيست ننور اگر رفت سايه پيدا نيست نقش ديوار و sécurité socialeچشم
خيره ما نقش سايه دگر نمي دان نور اگر رفت سايه. ر »
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D'abord ne pas se nuire. Son propre patrimoine étant de 1.170.000 euros, François Hollande annonce qu'il exonérera de l'impôt sur la fortune les patrimoines compris, non pas entre 800.000 euros et 1.170.000 euros, mais entre 800.000 euros et 1.300.000 euros, il se donne de la marge.
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Parcours de Proc, éditions Dualpha, chapitre X, Le sacrifice des policiers et des gendarmes, deuxième partie :
« Le téléphone sonne. Il est minuit. Le substitut de permanence est au bout du fil. Le commissariat central vient de l'alerter : deux policiers d'une BAC (brigade anti-criminalité) viennent de tomber dans une embuscade en poursuivant des malfaiteurs. Ceux-ci ont fait feu avec des fusils de chasse sur les fonctionnaires.
« L'un est mort, l'autre blessé. Elle va se rendre sur les lieux en rejoignant d'abord l'hôtel de police. Je lui indique que nous nous y retrouverons, ayant décidé de me déplacer moi aussi. J'appelle le commissaire central, le Directeur de la Police Urbaine, pour que nous allions ensemble sur les lieux. J'apprécie ce chef de service, expérimenté, sûr, loyal.
« Sous un aspect bourru, avec la voix caverneuse d'un fumeur invétéré de petits cigares, il fait preuve d'une grande humanité. Son métier, qui l'a confronté à toutes les misères du monde, ne l'a pas rendu amer ou cynique. Il croit encore, malgré ce qu'il a vu, entendu, vécu, que l'homme et la société restent encore fréquentables, que s'il y a beaucoup d'ombre, il y a encore place pour la lumière. Au commissariat central, l'ambiance est lourde. Les patrouilles rentrent, demandent des nouvelles. Dans la salle de commandement où se trouve le commissaire central, le trafic radio est intense.
« Le GIPN (groupe d'intervention de la police nationale) est mobilisé. Son chef est déjà là. On le met au courant et j'en profite. La patrouille de la BAC a surpris en flagrant délit de vol à la roulotte deux jeunes individus. Ceux-ci ont pris la fuite dans un véhicule automobile que les policiers ont pris en chasse. La voiture des malfaiteurs a gagné une grande cité occupée par des familles gitanes.
« Son architecture est particulière : ses immeubles constituent un grand quadrilatère autour d'une cour utilisée pour la stationnement automobile. On accède à cette dernière par une seule entrée, un porche percé sous un bâtiment. Les policiers ont laissé leur véhicule au seuil de ce dernier. Ils ont pénétré à pied dans la cour. Ils ont entendu les deux malfaiteurs appeler leur famille à la rescousse.
« D'un balcon situé à un troisième étage, deux coups de fusil de chasse ont été tirés. Atteint à la tête, l'un des policiers a été tué sur le coup. Son collègue l'a traîné derrière une voiture en stationnement et a appelé secours et renforts. Nous partons sur les lieux, toute sirène hurlante, gyrophare allumé. La cité, le porche, la cour qui est dans l'obscurité la plus totale. Des policiers sont embusqués à genoux derrière des voitures en stationnement. Ils ont leur arme à la main pointée en direction des balcons, prêts à riposter à tout nouveau tir.
« L'un d'eux, muni d'une torche très puissante, en balaie les façades lentement. Dans le porche, stationne la fourgonnette rouge des pompiers. Les portes arrière sont ouvertes. Le corps du policier tué est sur un brancard. Il a la tête et le torse pleins de sang qui continue à s'écouler sur le plancher du véhicule. D'évidence, il a été touché par une gerbe de chevrotines. Le deuxième policier, tétanisé, est entre les mains du médecin, à peu de distance. Ses mains, son blouson sont pleins de sang, celui de son co-équipier. Le médecin essaye en vain de le réconforter ; de la main il nous écarte.
« Des OPJ (officier de police judiciaire) arrivent du commissariat avec quelques idées sur l'identité des malfaiteurs et de leur famille. Le GIGN arrive. Trois de ses membres portent un casque lourd, un gilet pare-balles, un bouclier dans une main, un fusil à pompe dans l'autre. Un autre a un fusil à lunette avec un trépied. Il l'installe sur le toit d'un véhicule dans l'axe du bâtiment présenté comme celui duquel sont partis les coups de feu. Un silence total, lourd et angoissant règne maintenant dans la cour.
« Le commissaire secoue ses OPJ sans ménagement. Il veut des précisions supplémentaires en fonction du numéro d'immatriculation du véhicule des malfaiteurs. On obtient une adresse, de fait correspondant à un troisième étage. Mais nous sommes en pleine nuit et, avant six heures, aucune perquisition n'est possible. Le commissaire en est d'accord, mais, me dit-il, les yeux durs et la voix plus rauque que jamais, rien n'interdit de parler à des gens qui ouvrent spontanément leur porte. Rasant les murs, en suivant les policiers du GIPN qui ressemblent à des guerriers du moyen-âge, nous arrivons à l'entrée de l'appartement identifié comme pouvant être celui d'où les coups de feu ont été tirés.
« Le commissaire presse la sonnette et l'on entend immédiatement un grand remue-ménage derrière la porte. Il resonne en hurlant : « Police, ouvrez ! », puis martèle cette dernière à coups de poing redoublés. Elle finit par s'ouvrir. C'est une femme gitane, petite, âgée, serrant son peignoir sur sa poitrine qui nous fait face. Elle est terrorisée, se trouvant braquée par trois armes tenues par des hommes casqués qui restent sur le pas de la porte, prenant soin de ne pas pénétrer dans le domicile.
« Le commissaire lui dit qu'eux ne vont pas tirer mais qu'il veut ceux qui ont tué son gardien de la paix. Il faut qu'ils sortent maintenant car, de toute façon, ils ne pourront pas quitter l'appartement et dans quelques heures lui-même et ses hommes auront le droit d'y entrer et de s'assurer de leur personne par tout moyen. Il parle suffisamment fort pour être entendu de tous les occupants de l'appartement.
« Les hommes du GIPN sont des statues ; leurs armes sont pointées sur le couloir par lequel apparaît un homme également âgé et gitan, qui dit que ses neveux sont prêts à se rendre mais qu'ils ont peur d'être abattus. Le commissaire mentionne alors ma présence qui peut représenter une garantie pour ceux qui accepteraient une reddition immédiate. Il lui demande d'aller chercher lui-même les fusils de chasse et que les neveux sortent ensuite les mains en l'air. C'est ce qui se passe. Les deux voleurs à la roulotte et un cousin qui aurait tiré l'un des deux coups de feu, tous gitans, l'un étant mineur, noirauds, maigres, de très petite taille, terrorisés et tremblants s'avancent jusqu'à nous sur le seuil de l'appartement. Ils offrent leurs mains aux menottes qui claquent. La vieille gitane pleure, demande qu'on ne leur fasse pas de mal.
« Et c'est vrai qu'ils font pitié maintenant. Mais ils viennent de tirer à la chevrotine pour tuer. Et ils sont archi-connus des services de police. Nous quittons les lieux avec les auteurs, toujours sous la protection du GIPN. Une équipe d'enquêteurs reste sur le palier, la porte demeurant ouverte.
« À six heures, ils perquisitionneront. Le commissaire central donne instruction au GIPN de conduire les auteurs directement au SRPJ qui est chargé de l'enquête. Il ne veut pas voir ceux qui ont tué l'un de ses hommes dans ses locaux. Il veut aussi éviter tout geste de vengeance. Mourir pour une tentative de vol de voiture, mourir de la main de malfaiteurs aussi pitoyables, mourir pour la tranquillité et l'ordre de cette cité gitane ? Je ne sais pas ; à cet instant je doute ; je n'ai qu'amertume et révolte.
« Au pied de l'immeuble nous rencontrons le commissaire, chef de la sûreté, qui est en charge des BAC. Le Commissaire Central, écrasé de fatigue, de chagrin, lui demande si la famille du policier tué a été avisée. Réponse négative. Ordre formel, catégorique, donné sans ménagement : tout de suite, c'est votre responsabilité. Le jeune commissaire, blême, baisse la tête et s'éloigne. Mon Dieu, que je le plains. L'image saute à l'esprit de ce coup de sonnette qui va plonger une jeune femme, puis ses enfants dans le désespoir.
« À la sortie de la cité, nous nous heurtons à la presse écrite, radiophonique, télévisuelle. Ils sont tous accourus, alertés par leur scanner qui pirate les communications de la police. Ils réclament des interviews immédiates, sans doute pour les journaux du matin. La lumière crue des projecteurs qui blesse les yeux, ces micros qui se tendent, insistants, impitoyables. Oui, un flic est mort, les auteurs du meurtre ont été arrêtés et nous sommes tous dans la peine. Le commissaire, de sa voix caverneuse, exprime l'idée esssentielle : vous nous reprochez de laisser s'établir dans la cité des zones de non droit ; c'est faux ; nous allons partout et nous pouvons mourir pour cela. Un silence lourd, profond, suit ; les projecteurs s'éteignent, les micros se retirent. Aucune question n'est posée, aucune précision n'est sollicitée. Pour une fois, les journalistes ont compris, ont perçu un moment d'émotion ; ils nous laissent aller...
« Le surlendemain, je me rends à la chapelle ardente qui a été installée dans la grande salle du commissariat. Le corps du policier repose dans son cercueil ouvert. Deux gardiens de la paix en grande tenue, au garde-à-vous, assurent la garde de leur collègue. Ils font eux aussi partie des BAC. Le maintien est là, mais les larmes roulent sur les joues de l'un d'eux. Le médecin légiste qui a pratiqué l'autopsie hier a fait ce qu'il a pu pour rendre à peu près présentable le visage de la victime. Beaucoup de bandes ont été nécessaires.
« Je m'incline et vais m'asseoir sur une des chaises disposées pour un moment de recueillement. Et puis, c'est l'horreur. La mère du défunt, accompagnée des membres de la famille, arrive. Elle n'a pas encore vu le corps de son fils. Elle hurle sa douleur au travers du cri d'une interrogation : pourquoi ?, embrasse son fils, puis, avec la force que lui donne son désespoir, arrive à sortir à moitié le corps du cercueil pour l'étreindre. Les frères, les sœurs, les autres parents se précipitent, bouleversés, essayant de la raisonner.
« Alors elle ne crie plus, vaincue par le chagrin, et repose le cadavre de son fils, avec les gestes tendres d'une mère, comme elle devait le faire quand elle le couchait dans son berceau d'enfant.
« Le lendemain, ce sont les obsèques. Le cortège part du commissariat pour traverser la ville jusqu'à la cathédrale Sainte Réparade. Elle est pleine de monde. L'émotion est palpable, les salutations se font la gorge serrée. Il ya une vraie communion de pensée entre tous ceux qui sont présents, famille, policiers, autorités diverses, politiques et autres, anonymes. Tous veulent manifester qu'ils ont conscience que cette jeune vie a été sacrifiée pour eux. Rituel de la messe, beauté des chants et des textes liturgiques n'apaisent pas l'émotion, mais au contraire l'amplifient.
« Beaucoup pleurent sans retenue. Une dernière bénédiction pour celui qui s'en va et pour ceux qui restent. Le cercueil s'éloigne, porté sur les épaules de six membres de la BAC à laquelle appartenait la victime. Le plus jeune, carrure athlétique, uniforme irréprochable, a la figure ruisselante de larmes. Sur le parvis, les serrements de mains ne veulent pas finir. On sent que personne n'a envie de quitter les lieux, car ce sera là la vraie séparation de la mort, avec le retour au travail, au quotidien de la vie qui, lentement, nous fera, non pas oublier, mais vivre avec cette déchirure supplémentaire. Longue poignée de mains et long regard partagé, les yeux dans les yeux, avec le Commissaire Central. Il est bouleversé, mais aussi fier d'être policier, d'être au service des autres, de diriger des fonctionnaires qui engagent leur vie pour protéger leurs concitoyens. Il a raison. »
Paul-Louis Auméras, procureur général
09:26 Écrit par Gaston Chapuis | Lien permanent | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : drapeaux, algériens, 6 mai, françois hollande, étrangers, internet, programme ps, sécurité sociale, patrimoine, impôt sur la fortune, parcours de proc, éditions dualpha, policiers, gendarmes, nice, perpignan, commissaire, magistrats, avocats, délinquant, marseille, parquet, procureur de la république, police, prison, paul-louis auméras, procureur général, nicolas sarkozy, président de la république, martine aubry, jean-marc ayrault, ségolène royal, valérie trierweiler, jean-luc mélenchon, eva joly, laurent fabius |
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07 mai 2012
Les carnets de Gaston Chapuis(90)
Parcours de Proc, éditions Dualpha, chapitre X, Le sacrifice des policiers et des gendarmes, première partie :
« C'est à Nice que j'ai été confronté le plus directement à la mort d'un policier. Certes, durant mon séjour à Perpignan, deux gardiens de la paix avaient été abattus par un malfaiteur surpris en train de commettre un braquage au préjudice d'une bijouterie. Mais je me trouvais en vacances familiales en Amérique du Sud.
« À mon retour, j'avais trouvé un rapport et un dossier d'information, froide procédure qui permettait cependant de prendre conscience de la brutalité de la survenance du drame. Sur un appel téléphonique, ces deux gardiens de la paix s'étaient rendus en courant vers cette bijouterie. Deux coups de feu, tirés instantanément, sans intervalle entre les deux, avaient couché au sol les deux policiers qui étaient morts sur le coup. Tout s'était arrêté pour eux en une fraction de seconde, alors qu'ils avaient commencé une journée de travail ordinaire, dans une ville, dans un pays en paix.
« Bien sûr, intellectuellement, on conçoit que le métier de policier inclue le risque de mort, mais le quotidien répétitif, la féquentation des misères humaines ordinaires, le font oublier. J'avais écrit une lettre au commissaire de Perpignan essayant de dépasser le stade des propos convenus par la sincérité. Je prenais l'engagement de tout faire pour que la procédure atteigne la Cour d'Assises dans les meilleurs délais possibles. J'ai tenu parole, mais j'ai quitté Perpignan avant l'aboutissement du dossier.
« Quelques mois après le drame, le Commissaire m'avait demandé d'écrire un éditorial pour la publication qu'effectuait chaque année le commissariat pour présenter ses résultats. Je ne pouvais que reprendre naturellement le sacrifice des deux gardiens de la paix de ce dernier.
« J'écrivais qu'eux, pour défendre des citoyens injustement attaqués, avaient mis dans la balance leur vie, le malheur et la souffrance de leur famille, de leurs jeunes enfants, alors que nous, les magistrats, les avocats, le monde judiciaire, nous nous contentions de ratiociner à l'audience.
« J'en tirais la conséquence que nous devions à ces serviteurs de la loi, respect, estime, considération, mais aussi protection. Le législateur l'a prévu en rajoutant pour chaque infraction visant des fonctionnaires de police, la circonstance aggravante de la qualité d'agent de la force publique. J'avais en tête, et au bout de la plume, que les magistrats faisaient de plus en plus bon marché de la considération et du devoir de protection dus. Mais le temps n'était pas encore venu. Il l'est maintenant.
« À mon arrivée dans la magistrature, cette conscience de la difficulté fondamentale de la fonction policière existait parmi mes pairs. Elle se traduisait d'abord par la pééminence de la parole du fonctionnaire de police sur celle du délinquant. C'est la logique qui commandait. Le premier n'a aucun intérêt à mentir, sauf démonstration du contraire, le second ayant par contre une évidente bonne raison de contester les faits pour échapper à la poursuite.
« Ensuite, les outrages et les violences à l'encontre des forces de l'ordre étaient fermement réprimés. J'ai rappelé qu'à Marseille ce type de procédure relevait d'une chambre spécialisée. Sur la durée de ma carrière, j'ai vu disparaître cette position qui sacrifiait à la logique et à la l'efficacité. D'abord la parole du policier a perdu sa prééminence. Elle ne vaut pas plus que celle du délinquant. Il faut au moins un double témoignage pour obtenir la conviction du juge, et encore. Le positionnement du magistrat est maintenant que le citoyen doit d'abord être protégé des excès de la police. Cela pourrait être parfaitement admis sauf que l'excès est présenté comme étant permanent ; il est en fait présupposé. La démonstration de cette analyse est facile à faire : le contentieux des outrages à agents de la force publique a disparu de la correctionnelle où n'étaient plus prononcées que des condamnations d'une faiblesse insigne.
« Ces dernières en réalité voulaient dénigrer la poursuite, au mieux en estimant que l'outrage n'était qu'un mouvement d'humeur excusable, au pire qu'il y avait provocation de la part du policier comme le soutient bien évidemment l'auteur de l'infraction ou, s'il l'a oublié, son avocat. Les peines prononcées étaient finalement blessantes pour la victime et valorisantes pour le délinquant.
« Pourquoi se priver d'insulter un policier si la peine d'amende est assortie du sursis ? Le Parquet, immergé dans cette ambiance délétère, a fini par abandonner le terrain. Les procédures font maintenant l'objet d'un rappel à la loi par un délégué du Procureur de la République. Comprenez que l'on fait la leçon au délinquant en lui expliquant qu'il ne faut pas injurier les policiers !
« Devenu Procureur Général, je tenterais de m'opposer à cette lente dégradation de la réponse judiciaire qui conditionne pourtant positionnement et attitude de la Police. Car il ne faut pas laisser à celle-ci, confrontée à la dureté du rapport social actuel, la tentation de se faire sa propre justice. La même problématique se pose en matière de violences à agent de la force publique avec encore plus d'acuité. Alors que le législateur durcit les textes en prévoyant des quantum de peines qui ne seront jamais atteints, le juge fait preuve de commisération à l'égard de l'auteur. On minimise à l'extrême.
« Envoyer une bouteille à la tête d'un policier était autrefois puni d'une peine de prison ferme. C'est maintenant une peine d'emprisonnement avec sursis, voire une simple amende qui ne sera jamais payée. Le Parquet, lassé, n'interjettera même pas appel. Il est vrai que la jurisprudence de la Cour, auparavant toujours plus sévère que la juridiction de première instance, ne serait-ce que pour dissuader un recours qui ne peut être systématique, a elle aussi baissé sa garde. L'indulgence est de mise. En face des réquisitions de fermeté du Parquet Général, elle s'arrogera un rôle d'apaisement, de pacification en réduisant la réponse judiciaire à son niveau le plus réduit. Celle-ci perd alors son caractère dissuasif et donc tout intérêt. Elle reste cependant une poursuite qui apporte gêne et irritation. Elle est donc mal ressentie, mais reste stérile, sans profit pour personne. Et pendant ce temps-là, policiers et gendarmes acceptent quotidiennement le risque de violences physiques graves et même celui de la mort. »
Paul-Louis Auméras, procureur général
09:51 Écrit par Gaston Chapuis | Lien permanent | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : parcours de proc, éditions dualpha, policiers, gendarmes, nice, perpignan, gardiens de la paix, malfaiteur, braquage, commissariat, magistrats, avocats, délinquant, violences, marseille, correctionnelle, parquet, procureur de la république, police, peines, amendes, prison ferme, paul-louis auméras, procureur général, françois hollande, nicolas sarkozy, président de la république, martine aubry, jean-marc ayrault, premier ministre, ségolène royal, assemblée nationale, valérie trierweiler, jean-luc mélenchon, eva joly, laurent fabius, parti socialiste |
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25 avril 2012
Les carnets de Gaston Chapuis (89)
Ô socialistes, approchez de l'Élysée, approchez de la Sainte Table !
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On ne peut pas empêcher un pur-sang de courir, un oiseau de chanter, un imbécile de dire des imbécilités. De même, on ne peut pas empêcher François Hollande de juger de haut.
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Les socialistes, marchands d'espérances.
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Que de référendums le 6 mai !
Êtes-vous pour ou contre l'isolement de la France sur la scène internationale ?
Êtes-vous pour ou contre son désengagement de l'Otan ?
Êtes-vous pour ou contre l'autorisation d'outrepasser les soins donnés dans les unités de soins palliatifs ?
Êtes-vous pour ou contre l'euthanasie ?
Êtes-vous pour ou contre le renforcement des droits du délinquant et du criminel ?
Êtes-vous pour ou contre la légalisation du haschisch et du cannabis ?
Êtes-vous pour ou contre la réhabilitation de Dominique Strauss-Kahn ?
Êtes-vous pour ou contre le mariage des homosexuels et l'adoption d'enfants par des couples homosexuels ; pour ou contre l'homosexualisation de l'enfance ; pour ou contre la double maternité conjuguée à l'absence de paternité, ou la double paternité conjuguée à l'absence de maternité ?
Oh ! oui, que de référendums le 6 mai !
Êtes-vous pour ou contre des frontières européennes perméables à l'immigration clandestine et au trafic d'êtres humains ?
Êtes-vous pour ou contre l'accroissement de l'immigration légale et illégale ?
Êtes-vous pour ou contre la régularisation massive des sans-papiers ?
Êtes-vous pour ou contre le droit de vote des étrangers ?
Êtes-vous pour ou contre l'attribution libérale de la nationalité française – la prolifération de Français étrangers à la France ?
Êtes-vous pour ou contre la dégradation continue de l'identité nationale ?
Êtes-vous pour ou contre l'abandon progressif de la culture française et de la culture européenne ?
Êtes-vous pour ou contre la construction de mosquées en France tandis que les incendies d'églises et les massacres de chrétiens se multiplient dans les pays musulmans où il reste encore des églises et des chrétiens ?
Êtes-vous pour ou contre le développement de la France algérienne en cette année du jubilé de la disparition de l'Algérie française ?
Êtes-vous pour ou contre l'embauche par l'État, premier employeur européen (cinq millions de salariés), de fonctionnaires supplémentaires ?
Êtes-vous pour ou contre l'abrogation de la réforme générale des politiques publiques – la fin de leur rationalisation, de leur simplification, de leur rentabilisation ?
Êtes-vous pour ou contre le déséquilibre du régime des retraites ?
Êtes-vous pour ou contre les augmentations des impôts et des déficits ?
Êtes-vous pour ou contre une crise financière accrue ?
Que de référendums, que de référendums le 6 mai !
Êtes-vous pour ou contre l'alliance du bolchévisme, du jacobinisme et de la social-démocratie ?
Êtes-vous pour ou contre le parti communiste et le parti de gauche ?
Êtes-vous pour ou contre Europe-Écologie-Les Verts ?
Êtes-vous pour ou contre le parti socialiste ?
Êtes-vous pour ou contre Marie-Georges Buffet, Jean-Luc Mélenchon (bientôt ministre du Travail ?), Eva Joly (bientôt ministre de la Justice ?), Bertrand Delanoë, Harlem Désir, Laurent Fabius (bientôt ministre des Affaires étrangères ?) Jack Lang (bientôt ministre du Libertinage et de la Gay pride ?) ?
Êtes-vous pour ou contre l'attribution exceptionnelle du titre de Première dame de France à Valérie Trierweiler, titre auquel elle n'aurait pas droit, le cas échéant, étant donné sa situation de famille, célibataire ?
Êtes-vous pour ou contre la nomination exceptionnelle de Ségolène Royal à la présidence de l'Assemblée nationale, fonction qu'elle s'est déjà octroyée par allégeance et flagornerie, en bref, que Ségolène Royal, qui s'est déjà autoproclamée présidente de l'Assemblée nationale, le devienne ?
Êtes-vous pour ou contre la nomination de Martine Aubry ou de Jean-Marc Ayrault au poste de Premier ministre ?
Êtes-vous pour ou contre un président de la République qui ferait les trente-cinq heures, et seulement les trente-cinq heures ?
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- Voici votre carte, madame. À dans un mois pour les élections législatives.
- Je ne sais pas si je reviendrai, j'ai l'âge de mourir, dit-elle en traversant la salle d'école avec un sourire blanc, son devoir accompli.
Coquette jusqu'au bout, elle était allée chez le coiffeur avant d'aller voter et de mettre fin à ses jours.
16:49 Écrit par Gaston Chapuis | Lien permanent | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : élysée, françois hollande, france, otan, culture, soins palliatifs, euthanasie, dominique strauss-kahn, haschisch, cannabis, mariage homosexuel, adoption, immigration, sans-papiers, mosquées, chrétiens, algérie, eelv, parti communiste, parti socialiste, eva joly, jean-luc mélenchon, bertrand delanoë, harlem désir, laurent fabius, jack lang, valérie trierweiler, ségolène royal, martine aubry, premier ministre, président de la république |
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